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03/12/2012

Sous une avalanche de gâteaux ...

vanillekipferl.pngJe vous écris de Berlin ... par Pascale Hugues

La fabrication des petits gâteaux de Noël en famille, entre amis, au bureau, à l’école, est un rite qui en dit long sur l’âme allemande. Durant le mois de décembre, toutes les forces vives de ce pays que l’on dit épuisé, léthargique, déprimé, miné par la crise, se déchaînent dans l’intimité chaude des cuisines. Comme si toute cette énergie créatrice, refoulée pendant onze mois de l’année, se libérait soudain avec frénésie, avec fureur, presque, entre le rouleau à pâtisserie et le four. Dès la fin de l’été, chaque magazine féminin publie son numéro spécial Weihnachtsplätzchen et les grands cuisiniers dévoilent leur recette secrète. Car aucun citoyen de ce pays ne se limite aux banals petits gâteaux de pâte sablée. Chacun crée sa propre collection. Et voilà une nation d’orfèvres, de dentellières, de maçons. Tout un peuple pétrit, roule, cisèle, façonne, colle des copeaux de réglisse, saupoudre, tel un peintre pointilliste, des paillettes multicolores sur la coquille d’un escargot en pâte d’amande ; assemble de minuscules carrés de chocolat et de vanille pour construire un domino. Naissent des tourelles de caramel, des cabanes de pain d’épice, des pyramides de croquant, des architectures savantes de truffes au chocolat et de pâte de fruits, des constructions fantasques.

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